Site de Vitrolles

Accéder au contenu

Vous êtes ici > Accueil  > Decouvrir > Histoire de Vitrolles > Ça s’est passé à Vitrolles

Ça s’est passé à Vitrolles

Durant les mois d'hiver

Jadis comment s’organisait la solidarité et l’aide médicale envers les plus démunis ? qu’en était-il de l’égalité salariale hommes-femmes ? Quel service « particulier » fut proposé la nuit de Noël en 1976 ?

Si les temps changent les écrits restent. Découvrez la vie quotidienne des Vitrollais au travers des documents issus des archives municipales et du Centre Communal d’Actions Sociales…
 

 
 

Sous le mandat de Casimir Louis Honoré BARRIGUE De MONTVALON, propriétaire terrien (Maire de 1813 à 1817)


Décembre 1814

Distribution du pain
« Messieurs, depuis un temps immémorial, aux fêtes de la Noël, l’Hospice* vient au secours de la classe indigente de la commune, en leur distribuant du pain. Vu le manque de travail occasionné par le gros froid, il est plus que jamais nécessaire que cette classe soit secourue.

Il sera fait une distribution de dix-sept quintaux de pain, et la fourniture en sera faite par les deux boulangers de la commune… »
*Anciennement : Hôpital / Hospice / Bureau de Bienfaisance / Bureau d’Aide Sociale / actuellement Centre Communal d’Action Sociale


Janvier 1816

Ouverture d’un atelier de charité
« Il serait urgent de venir au secours des indigents qui n’ont ni pain ni travail (…) Après avoir délibéré d’ouvrir un atelier de charité pour y travailler soit à Salvarenque* soit au cimetière, le Bureau a fixé la journée des hommes à 1,50F et des femmes à 60 centimes (…) Il sera planté annuellement pendant la durée du bail, mille ceps de vigne ; le Bureau a unanimement délibéré de commencer la plantation… »

*Salvarenque (sur le Plateau) est un des domaines légués par testament aux « pauvres de Vitrolles »
 

 
 

Sous le mandat de Jacques Pierre Hilarion AUDIBERT, propriétaire terrien (Maire de 1817 à 1823)


Décembre 1818

Noël au pétrin
« Un temps pluvieux ayant privé les malheureux d’un secours qu’ils auraient pu trouver en leur travail, il est proposé au Bureau (de bienfaisance) de délibérer la quantité de pain qui doit être distribuée aux pauvres à l’effet d’avertir à temps les boulangers qui doivent le fournir ; charger les sieurs Augustin Salen et Jean Gameau de tenir prêt pour la veille de Noël environ trente quintaux de pain ».


Décembre 1819

Recensement des nécessiteux
« Je dois vous rappeler ici l’usage bien louable que vous avez établi de venir au secours de la classe indigente (…) je vous invite à former une liste des pauvres qui doivent y avoir part (…) Il sera accordé à chaque membre des familles indigentes, 5 livres de pain la veille de la fête de Noël et 4 livres la veille du jour de l’an*».

*Première mention du côté « fête » du Jour de l’An
 

 


Sous le mandat de Cyprien Abdon Touche fils de François Hilaire TOUCHE (Maire de 1912 à 1925)


Attribution du service de l’assistance médicale gratuite à un seul médecin :


Août 1913

A la recherche d’un médecin
«Il est de toute nécessité pour les habitants de la commune qu’un médecin vienne s’y installer ; le conseil municipal (…) vote le principe d’une subvention dont le montant sera fixée au mieux des intérêts de la commune et du docteur ou officier de santé qui viendra s’y installer. »
 

Décembre 1913

Rivalité  
« Le conseil municipal, voulant mettre fin à la rivalité qui existe de plus en plus entre les deux médecins chargés du service de l’assistance médicale gratuite, rivalité qui, à chaque fin de trimestre, amène des contestations et même des protestations injustifiées et tendancieuses auprès de l’autorité préfectorale ;

Estimant que ledit service et surtout les assistés ont à souffrir de cet état de choses ; que les indigents auront tout à gagner à être soignés uniquement par un docteur en médecine de préférence à un officier de santé ;

Attendu que le premier vient journellement dans le pays, où il a sa famille et que, disposant de plusieurs automobiles, il peut accourir très rapidement en cas d’urgence ;

Tandis que M. Guiraud, officier de santé, qui a cabinet de consultation plusieurs jours par semaine à Marseille et à Aix, peut être appelé en vain ces jours-là et ne visite la commune qu’à plusieurs jours d’intervalle,
n’ayant d’autre moyen de locomotion que cheval et voiture ; qu’il est souvent absorbé, d’ailleurs par ses fonctions de conseiller général ;

Vu les précédents créés dans d’autres communes du canton où la faculté d’assurer le service de l’assistance médicale gratuite s’exerce au profit d’un seul médecin, malgré l’avis exprimé par plusieurs assistés et la distance kilométrique moindre séparant ces communes du domicile du docteur exclu de ce service ;

Décide (…) qu’à partir du 1er janvier 1914, ledit service sera assuré par un seul médecin, M. le Dr Bauzan, qui a la confiance du plus grand nombre d’assistés.
Toutefois, les indigents des hameaux du Repos, Pinchinades, la Tuilière etc… pourront, s’ils le désirent, se faire soigner par M. Aldibert, docteur en médecine aux Pennes-Mirabeau qui accepte le tarif de notre abonnement. »
 

1er février 1914

Et le débat s’arrêta là…
« le Conseil municipal approuve le procès-verbal de la séance du 29 décembre 1913 (ci-dessus) sauf la délibération concernant l’attribution du service de l’assistance médicale gratuite qui sera modifiée et remplacée par la nouvelle délibération qui suit :

Considérant que les médecins concourant actuellement au service médical n’habitent pas la commune et qu’il convient aux indigents malades d’être soignés par un médecin constamment à leur portée, décide que ledit service sera uniquement assuré par M. Casabianca qui vient de s’établir à Vitrolles à partir du 1er février. »

Et le débat s’arrêta là…  En février 1918, il sera remplacé par le médecin aide-major 1ère classe, M. Maestraggi.
 

 
 

Sous le mandat de Henri BREMOND (Maire de 1966 à 1977)


Décembre 1976

Un bus affrété pour… la messe de minuit !
Courrier du Premier Adjoint, au directeur de la Société Salonnaise de Transports :
« Monsieur le Directeur, comme l’année précédente, je vous serais très obligé de bien vouloir mettre à la disposition des Vitrollais un car de service urbain pour la Messe de Minuit à la salle des fêtes, avec passage aux Vignettes et circuit dans la nouvelle ville.

Vous voudrez bien assurer également le retour des personnes qui auront utilisé ce transport. Je vous en remercie par avance … ».

Document original :


 

 
 

Activate Editing