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L’association vitrollaise Emergence Amicopter fait feu de tout bois. Cette pépinière d’entreprises qui encourage à la création de petites sociétés, a initié deux projets phares sur la commune : un hôtel d’entreprises et l’implantation d’une oliveraie.
Créée en juillet 2003, la pépinière d’entreprises Emergence Amicopter s’est donnée pour mission d’aider à la création de petites entreprises. « Ce sont elles qui sont porteuses d’emploi, dans notre tissu économique local. C’est vrai en général, mais plus particulièrement dans notre bassin d’emploi Est Etang de Berre. », commente son président, Claude Ferey. Les chiffres sont là pour en attester : sur les 92 000 entreprises du département, 51 % n’ont aucun salarié (seulement un entrepreneur) tandis que 43 % comptent entre 1 et 9 salariés.
Trois ans après sa création, Emergence Amicopter affiche un taux d’occupation de 100 %, dans ses 600 m2 de locaux entièrement reconditionnés et pouvant accueillir 15 entreprises. Ces dernières sont toutes issues de l’accompagnement à la création d’entreprise, et ont été retenues selon différents critères. « Il est nécessaire qu’elles paraissent être pérennes, porteuses d’emploi mais également pouvant s’implanter sur le territoire », précise le responsable. Une démarche qui porte ses fruits puisque, grâce à la pépinière, le taux de pérennisation a été porté à 80 %, au lieu des 50 % habituels. De bons résultats dus essentiellement à l’accompagnement offert par l’association vitrollaise : hébergement à prix inférieur à celui du marché, bureaux équipés d’ADSL, téléphonie programmée, fax, photocopieurs, services divers (saisie informatique, courrier, audits, conseils). Parallèlement, Emergence Amicopter facilite la mise en réseau des entreprises, notamment via l’organisation d’une rencontre mensuelle entre entrepreneurs. Le département des Bouches-du-Rhône compte 7 pépinières sur son territoire, mais Vitrolles peut s’enorgueillir d’accueillir la seule qui soit généraliste. Les 15 entreprises hébergées par Emergence Amicopter évoluent, en effet, sur des secteurs d’activité variés : bureau d’étude, consultants, installateur de climatisation, etc. |
Un hôtel d’entreprises baptisé Trajectoire pour la réussite devrait accueillir les sociétés nouvellement créées ou sortant de pépinière, dans des locaux situés au Relais du Griffon et à la Bastide Trigano. Impulsé par l’association d’aide à la création d’entreprises Emergence Amicopter et mené en partenariat avec la Ville, ce projet propose aux sociétés concernées de bénéficier, dans un premier temps, d’un loyer à un prix de location avantageux, puis progressif. Une alternative au marché privé qui va plus loin qu’une simple aide à l’hébergement. Alors que la moitié des entreprises ferme au bout de 5 ans, cette initiative va leur permettre de se consolider et d’être accompagnées dans la recherche d’une solution d’installation. Cette initiative vise plusieurs objectifs : favoriser l’implantation d’entreprises dans le tissu économique local et la potentialité d’emplois, conduire des projets de développement économique en collaboration avec les différentes structures de la Ville.
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Sur le plateau, l’huile coulera à flots
Les associations Emergence Amicopter et Médit’action proposent à la ville un chantier d’insertion inédit et original : l’implantation d’une oliveraie sur le Plateau. Un projet qui peut apporter une valeur ajoutée certaine à Vitrolles, tant touristique qu’économique. ![]() Le président d’Emergence Amicopter, Claude Ferey, s’est fixé une mission : apporter son aide à ses concitoyens porteurs d’un projet novateur, allant de la création d’entreprise aux chantiers d’insertion.
De ce point de vue, le projet de réhabilitation oléicole porté par l’association Médit’Action et Fatiha Djender ne pouvait que le séduire.
Cette ex sténodactylo a consacré une thèse de 3e cycle sur la culture de l’olive en Provence. Dans son rapport, elle rappelle que la région PACA importe 80 % de ses besoins en huile d’olive, provenant pour l’essentiel des autres pays du bassin méditerranéen. Pourtant, historiquement, culturellement, économiquement, la Provence est intimement liée à l’olivier.
Un gel, puis le déclin
Que s’est-il donc passé ? Depuis le grand gel de 1956, l’oléiculture a peu à peu décliné en Provence. De nombreuses oliveraies sont en friche, les « anciens » oléiculteurs n’ont pas trouvé de relève et l’art et l’envie de la culture de l’olive se sont perdus au fil des années.
Or, à Vitrolles notamment, les derniers grands incendies ont mis en évidence le rôle que pouvaient jouer les oliveraies entretenues. En effet, cette variété d’arbres peut être utilisée comme coupure verte et servir de “pare feux” contre les incendies, afin de protéger les zones vertes non cultivées. De plus, l’artisanat développé autour de l’olivier et de l’huile d’olive est facteur d’emplois.
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Réapprendre l’olivier
Devant ces évidences, Fatiha Djender a conçu un projet de réhabilitation de l’oléiculture en Provence, mais dans un cadre associatif où “l’humain” doit avoir toute sa place.
Un premier chantier a démarré sur Velaux. Mais la différence notable avec notre commune voisine est qu’il s’agit de réhabiliter une oliveraie déjà existante. A Vitrolles, ce sera une création. Reprendre cette culture traditionnelle est réaliste et faisable : d’anciens oléiculteurs sont prêts à transmettre bénévolement leur savoir, le Conseil général prend la mesure de cette initiative et souhaite l’encourager, enfin la municipalité de Vitrolles souhaite s’inscrire dans une démarche partenariale autour de la plantation d’oliviers et leur entretien sur le plateau de Vitrolles.
La municipalité enthousiaste
Claude Ferey a rencontré récemment Guy Obino, pour lui présenter ce projet. Le maire a tout de suite été séduit, et a donné son “feu vert”.
Toutes les études de faisabilité, de financement ont donc été réalisées et produites aux différents interlocuteurs publics, l’étude de marché est porteuse.
Sur le plan social, l’activité oléicole acquiert une place encore jamais connue par le passé. Mais les exploitants se heurtent au manque de qualification de la main d’œuvre saisonnière pour cette culture...
La restauration des paysages peut aider à développer les vocations touristiques en rapport avec la route de l’olivier et les sites remarquables de la région de l’étang de Berre.
La plantation d’oliviers sur le plateau de Vitrolles ne relève pas d’une utopie, ou d’une mode quelconque : sa faisabilité est réelle. Le démarrage de ce projet sera synonyme d’instauration d’une politique de développement durable dans le respect d’un environnement naturel reconstitué (après la dévastation incendiaire). Il permettra à certains de nos concitoyens une insertion sociale et un retour possible à l’emploi via une formation par des professionnels de l’oléiculture, au travers de chantiers d’insertion. Ce sera aussi la possibilité pour nos enfants de s’ouvrir à cette tradition méditerranéenne ancestrale.
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