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La réhabilitation de la station d’épuration « la Glacière », qui est à mi-chemin, devrait être finalisée en septembre 2007. Un projet de 27 millions d’euros (HT) dont l’enjeu est de taille : doter la Ville de Vitrolles d’un équipement qui préserve enfin l’environnement.
Lorsque la nouvelle station d’épuration de Vitrolles (STEP) sera finalisée en septembre 2007, la Ville de Vitrolles pourra enfin perdre son triste statut de dernier pollueur public de l’étang de Berre. Une situation qui avait conduit la Cour européenne de justice à condamner la France pour la non-conformité de la STEP, en violation avec la convention de protection de la Méditerranée contre la pollution.
Pour aboutir à cette avancée environnementale significative, la municipalité aura du porter le projet haut et fort. En effet, alors que la procédure était en suspens depuis décembre 2001, l’équipe menée par Guy Obino s’est fait un point d’honneur de réengager le processus de ce projet essentiel pour la Commune. « Depuis mon élection, en octobre 2002, ce dossier est l’une de mes priorités absolues, d’autant plus qu’il me fallait rattraper les 10 ans de retard que mes prédécesseurs me laissaient en héritage », a rappelé Guy Obino. Une volonté politique qui porte ses fruits dès à présent, et qui sera encore plus bénéfique dès l’année prochaine.
Suppression des rejets olfactifs et meilleure gestion de l’eau
Suite à la première phase de travaux, inaugurée le 19 juin dernier, l’équipement qui vient d’être livré remplace l’ancienne station devenue obsolète et offre déjà une amélioration environnementale importante : la suppression des rejets olfactifs. Pour sa part, la seconde étape du projet renforcera encore les effets bénéfiques pour l’environnement. La station d’épuration sera alors en mesure de traiter toutes les eaux, même en cas de très gros orage, ce qui constitue un enjeu fort pour maintenir la qualité des eaux de la Cadière et de l’Etang de Berre. Un constat que le Conseiller Régional Gérard Frisoni a tenu à réaffirmer lors de l’inauguration: « La méthode adoptée par la Commune de Vitrolles est un modèle de ce que la Région souhaite voir développé pour son territoire : une véritable réflexion globale de la gestion de l’eau à l’échelle de la commune mais aussi du bassin versant de La Cadière et de l’Etang de Berre ».
Une capacité accrue
La réhabilitation de la STEP est un enjeu local qui dépasse le cadre vitrollais, puisque le territoire des populations qui seront à terme raccordées s’étend sur différentes communes : Vitrolles et sa zone industrielle, les Pennes-Mirabeau et Cabriès Calas. Pour répondre à cette ambition, la station d’épuration affichera une capacité de traitement de 120 000 EQH (équivalent habitant), sachant que 1 EQH correspond à la pollution produite par un individu au cours d’une journée. « Nous avons voulu cette station d’épuration performante. Pour cela, nous l’avons dotée d’un processus ultra-moderne et avons fait le choix délibéré de lui permettre de traiter l’équivalent de 120 000 habitants. Ainsi, Vitrolles devrait être tranquille pour quelques années », précise Guy Obino.
![]() Un budget conséquent supporté par divers partenaires
Si la réhabilitation de la STEP représente une opération d’envergure, son budget ne l’est pas moins. C’est en effet une enveloppe financière de 27 millions d’euros (prévisions) qui sera in fine nécessaire à l’ensemble des travaux. Pour ce faire, plusieurs partenaires se sont engagés côte à côte à mettre la main au porte-monnaie : l’Agence de l’Eau (37 %), le Conseil Régional PACA (près de 11.5 %), le Conseil Général des Bouches-du-Rhône (près de 20 %), la Communauté du Pays d’Aix (près de 11.5 %), le solde étant assuré par la Ville de Vitrolles (20 %).
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Deux phases, pour un même objectif : stopper la pollution |